Troisième édition.
L’édition 2025.

Troisième rendez-vous plein de nouveautés : après une édition qui a vu croître le nombre de spectateurs, La Dolce Vita à Mogador s’est placée sous le signe du cinéma féminin, sous la direction artistique de Laura Delli Colli et Giorgio Gosetti.
Sur les 13 films présentés, 11 ont été réalisés par des femmes. La programmation a aussi ouvert un dialogue entre le Maroc et l’Italie sur le cinéma et la mise en valeur du territoire, avec la région des Marches venue présenter ses projets à Essaouira.
L’occasion, enfin, de revoir la ville à travers les images tournées ici même par Orson Welles pour son Othello de 1951, auquel l’une des masterclasses a été consacrée.
Ils en parlent.

Je me souviens pour ma part avoir écrit qu’Essaouira, qui n’a peur de rien, avait eu l’audace d’en appeler à Federico Fellini et à sa « Dolce Vita » d’anthologie pour porter notre festival sur les fonts baptismaux.André Azoulay — Reflets souiris du cinéma au féminin
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Les deux premières éditions de notre Dolce Vita souirie ont été celles d’un succès qui est allé crescendo et qui est d’autant plus remarquable qu’il n’était pas nécessairement attendu, en tout cas pas de sitôt. En fait comme souvent à Essaouira, je pourrais même dire comme toujours à Essaouira, la « Dolce Vita » qui se pensait en escale chez nous a tout de suite trouvé à Mogador son port d’attache pour y tracer sa feuille de route, installer sa légitimité et y construire sa pérennité sous les acclamations enthousiastes d’un public ravi et attentif.
Incertain et indicible au départ, ce pari a été gagné mais au seuil de cette 3e édition la question s’est posée de savoir comment tenir la distance et consolider ce momentum dont chacun se félicite. Je me souviens pour ma part avoir écrit qu’Essaouira, qui n’a peur de rien, avait eu l’audace d’en appeler à Federico Fellini et à sa « Dolce Vita » d’anthologie pour porter notre festival sur les fonts baptismaux. Dans la même veine j’avais ajouté qu’Essaouira réconciliée avec sa propre histoire cinématographique allait nous inviter à sa propre lecture du 7e art, celle qui nous relie les uns aux autres pour nous faire encore plus grands les uns avec les autres.
Rien de moins, certes !!! Mais quel défi pour cette 3e édition confrontée à un enjeu de taille, rester sur les hauteurs de la stratosphère où Essaouira a eu le talent d’installer les tréteaux et les projecteurs de sa Dolce Vita.
C’est de la nouvelle direction artistique du festival présidée par Laura Delli Colli avec à ses côtés Giorgio Gosetti que la réponse est venue en plaçant d’emblée 2025 sous le signe du cinéma féminin. Laura, par ailleurs présidente du syndicat des journalistes cinématographiques italiens, et Giorgio, critique d’art et directeur de festivals, ont tous les deux très vite pris la juste mesure de la sensibilité féminine dans l’ADN souiri et ont donc naturellement mis la femme au cœur de leur programmation.
Sur les 13 films présentés cette année, 11 ont été réalisés par des femmes et chacun sait que dans le jeu de rôles dont le Maroc et l’Italie ont convenu pour donner ses plus belles chances au festival, la féminité sera sans frilosité ni état d’âme, le fil d’Ariane de la Dolce Vita façon souirie.
Une féminité incarnée notamment par le portrait que nous découvrirons de cinq femmes d’exception qui tout au long de leurs parcours ont porté haut et fort, à l’écran comme à la ville, la modernité, l’universalité et la liberté, ces valeurs qui ont signé les plus belles pages de l’histoire du 7e art italien et marocain.
E la nave va…

« La Dolce Vita à Mogador : Rencontres du Cinéma Italien » célèbre encore une fois la créativité des réalisateurs italiens contemporains, qui, par leur vision artistique unique, apportent un doux éclairage sur des questions sociales, politiques et culturelles, avec une profondeur et une pertinence renouvelées.Armando Barucco, Ambassadeur d’Italie au Maroc
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L’Ambassade d’Italie est honorée de prendre part à la troisième édition de « La Dolce Vita à Mogador : Rencontres du Cinéma Italien », un événement qui, cette année, célèbre la profondeur et la créativité des voix féminines, dans le cadre enchanteur d’Essaouira.
Je souhaite avant tout exprimer ma gratitude envers toutes les personnes qui soutiennent sans relâche la concrétisation de ces Rencontres, en particulier Son Excellence M. André Azoulay, Président de l’Association Essaouira Mogador, et M. Tarik Ottmani, maire d’Essaouira. Un remerciement particulier va également à Mme Carmela Callea, Directrice de l’Institut Culturel Italien de Rabat pour sa précieuse contribution, ainsi qu’à Gabriele Meletti et sa femme Carina Fischer pour leur enthousiasme et inlassable engagement.
[…]
Cette édition offre une interprétation renouvelée de l’héritage du cinéma italien. Elle se distingue par une attention particulière vouée à l’exaltation du regard féminin sur le cinéma. En effet, 11 films sur 13 au programme sont réalisés par des femmes qui ont su allier leur sensibilité féminine à leur expertise artistique pour créer des chefs-d’œuvre cinématographiques qui ne manqueront pas d’émouvoir le public.
Par ailleurs, la sélection inclut trois films marocains qui illustrent la richesse du cinéma féminin local. Ces œuvres viennent renforcer le dialogue entre les traditions cinématographiques marocaine et italienne, mettant en exergue des voix créatives et un esprit d’échange culturel profond.
[…]
Cette année également, le Festival réussit à célébrer le cinéma comme instrument de réflexion et de transformation sociale, une conception qui est au cœur de la tradition cinématographique italienne – l’une des plus célèbres et célébrées au monde – et qui nous invite à porter un regard critique et ouvert sur notre époque. Bonne vision à toutes et à tous !

Nous revenons avec de nouvelles propositions particulièrement attentives aux histoires et aux regards des femmes, auteures et protagonistes, mais surtout au dialogue entre deux pays profondément enracinés dans la culture méditerranéenne.Laura Delli Colli, journaliste

Tout comme l’occasion de revoir la ville d’Essaouira à travers les magnifiques images tournées ici même par Orson Welles dans son Othello de 1951, auquel nous consacrons l’une des masterclasses de cette édition.Giorgio Gosetti, journaliste, critique et essayiste
Les films au programme.

Gloria!
Margherita Vicario

Un mondo a parte
Riccardo Milani

Il Nibbio
Alessandro Tonda

Romeo è Giulietta
Giovanni Veronesi

Diamanti
Ferzan Özpetek

100 di questi anni
Michela Andreozzi, Massimiliano Bruno, Claudia Gerini, Edoardo Leo, Francesca Mazzoleni, Rocco Papaleo, Sydney Sibilia

Womeness
Yvonne Sciò

La mère de tous les mensonges
Asmae El Moudir

Animalia
Sofia Alaoui

Reines
Yasmine Benkiran

Othello
Orson Welles
Le programme.
Présentation des Rencontres 2025
Gloria!
Réalisation : Margherita Vicario. Avec Galatéa Bellugi, Carlotta Gamba, Veronica Lucchesi, Mariavittoria Dallasta
Les métiers du cinéma
Giorgio Gosetti, critique, essayiste et journaliste
100 di questi anni
Réalisation : Michela Andreozzi, Massimiliano Bruno, Claudia Gerini, Edoardo Leo, Francesca Mazzoleni, Rocco Papaleo, Sydney Sibilia
La mère de tous les mensonges
Réalisation : Asmae El Moudir. Avec Asmae El Moudir, Mohamed El Moudir, Zahra Jeddaoui
Un mondo a parte
Réalisation : Riccardo Milani. Avec Antonio Albanese, Virginia Raffaele, Sergio Saltarelli, Alessandra Barbonetti
Les métiers du cinéma
Giorgio Gosetti ; Laura Delli Colli, journaliste et écrivain
Il Nibbio
Réalisation : Alessandro Tonda. Avec Sonia Bergamasco, Claudio Santamaria, Anna Ferzetti
Le regard et le discours
Mohammed Bakrim, critique
Romeo è Giulietta
Réalisation : Giovanni Veronesi. Avec Sergio Castellitto, Pilar Fogliati, Geppi Cucciari
Cinéma sans frontières
La région des Marches, un plateau de tournage pour le Maroc. Avec Andrea Agostini, Francesco Gesualdi
Les métiers du cinéma
Roland Carrée, formateur et chercheur à l’ESAV Marrakech
Rencontre avec l’autrice Yvonne Sciò
CinéCasablanca, la ville blanche en 100 films
Avec Roland Carrée et Rabéa Ridaoui
Reines
Réalisation : Yasmine Benkiran. Avec Nisrin Erradi, Nisrine Benchara, Rihana Guaran
Diamanti
Réalisation : Ferzan Özpetek. Avec Luisa Ranieri, Jasmine Trinca, Stefano Accorsi, Anna Ferzetti